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Voici le dixième chapitre. Oula, déjà ? Je ne sais pas si pour vous il aura une quelconque
importance mais il me sera utile pour les prochains chapitres qui je pense, vous plairont
beaucoup. Par contre, je tiens a préciser que ces deux derniers chapitres ont en réalité
été réécrit, c'est pouruoi je n'en suis pas forcément très fière. La première fois est
toujours la meilleure ...
Sur ce, bonne lecture les gens !!!
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+XxxxxxxxJe déteste ce maudit réveil. Le réveil du lundi matin qui t'obliges à aller en cours. Je me lève, titubante, et me dirige vers la salle de bain, occupée. Les garçons dorment habituellement à cette heure-ci... Je descend à la cuisine et me prépare mon petit déjeuner. Je suis en train d'engloutir un brôtchen quand j'apercois une fille portant une chemise d'homme descendre les escaliers, un immense sourire aux lèvres. Elle s'ésseoit en face de moi, et pique un apfelstrudell que j'avais pris soin de mettre de côté pour moi. Je le lui arrache des mains et en avale une bouchée.
Nina : (froide comme un iceberg) : Lorsque l'on est chez des gens que l'on ne connaît pas et qu'en plus on se permet de piquer leur petit déjeuner, la moindre des choses est de dire bonjour...
La fille : (éberluée) : Euh ... ba euh ...
Nina : Un bonjour suffira...
La fille : Euh, oui, bonjour. Je ... je m'appelle Lauren.
Sasha : (autoritaire, descendant à son tour les escaliers) : Nina, stop. Laisse-la tranquille.
Nina : Je ne faisais que lui apprendre la politesse. De plus je te signale que maintenant je suis en retard car elle m'a prise la salle de bain. Et que je ne petit déjeune d'habitude que sur le chemin du lycée ce qui fait que je vais vraiment être en retard ... Sur ce, bonne journée les amoureux ...
Sasha : (me rattrapant par le bras) : Tu deviens insolente depuis ton retour de Paris, Nina. Vas vite te préparer maintenant. Je te déposerai en voiture pour te faire gagner du temps...
XxxxxxxxJe monte me préparer en hâte. Je déteste lorsque mon frere ramène ses conquêtes à la maison. Il a bien assez avec l'argent des parents pour les emmener à l'hotel. Et il pourrait au moins les choisir polies. Enfin, ne soit pas injuste, Nina, cette fille n'est pas du tout la source de ton énervement. Avoue-le.
xxxxxxxxJe quitte ma tenue de nuit et me glisse sous la douche. Ce matin, je la prends glacée, il faut que je me remette les idées en place. Mes cheveux et mon corps lavés, je sors de la douche, entreprend de pré-sècher mes boucles, de me laver les dents, puis de me maquiller. Un peu plus de noir qu'à l'accoutumé. Il faut cacher ses horribles cernes, synonymes de ces deux dernières nuits d'insomnie.
XxxxxxxxMa chambre est dans un état de dérangement incroyable. Je peine à trouver un tee-shirt et un baggi propre. Quant à mes doc martens, c'est seulement après dix minutes d'intense recherche (Libellule, je ne comprends pas de quoi je parle lol) que je les trouve enfin. Mes bijoux, heureusement toujours posés à la même place, ne sont pas difficiles à localisés. Je fini de me préparer, fais mon sac, et descend au salon, où Sasha m'attend, déjà prêt, les clés de la voiture en main.
XxxxxxxxNous embarquons. Ma tête se pose automatiquement contre la vitre. Elle est lourde, tellement lourde. J'ai l'impression qu'elle s'apprête à exploser.
Sasha : Tu n'as aucune nouvelle, n'est-ce pas ?
XxxxxxxxJe ne réponds pas. On ne pose pas les questions lorsque l'on connaît déjà les réponses. Non, depuis son dernier appel vendredi soir, après notre retour, à 00.52, je n'ai plus eu aucunes nouvelles. Et cela m'inquiète, vu le contenu de notre conversation.
XxxxxxxxUne larme roule le long de ma joue. Je l'essuie d'un revers de main, la voiture est arrêtée devant le lycée. Sasha me serre dans ses bras, me lance un "bonne chance" apprécié, puis sors du coupé.
XxxxxxxxIls sont là, devant moi, ils détournent leur regard. Je cours en direction du bâtiment. La classe est vide. Je m'y installe et y découvre Katje, en pleurs, la tete dans ses bras. Je ne peux que m'asseoir à côté d'elle, et la prendre dans mes bras. Je ne peux pas la voir dans cet état. Elle se laisse faire. Elle pleure. La sonnerie va bientôt prévenir de l'entrée en cours, interdiction que tout le monde la voit dans cet état. Je l'attire vers les toilettes, la porte en face de notre salle, la bloque à l'aide de la cale utilisée par les agents de nettoyage pour ne pas etre dérangés pendant leur travail. Katje glisse le long d'un mur, pleurant de plus belle. Je m'accroupie devant elle, silencieuse. J'ai une belle idée de ce qu'il se passe, mais je préfère ne pas y penser.
XxxxxxxxJe la laisse se vider, ne disant mot. Les cours ont déjà commencé depuis un bon moment, maintenant. Elle relève la tete, me regarde dans les yeux, et ne lache qu'une phrase qui me fend le c½ur.
Katje : Aide-moi ...
XxxxxxxxC'est bien ce que je pensais. Je la prend dans mes bras, lui caressant les cheveux, et ne réponds pas. Je ne peux pas l'aider. Du moins, dans ce cas précis, je ne veux pas l'aider. J'ai tiré un trait sur les Scorpios depuis le retour des garçons. J'ai eu assez de mal à me dépettrer de leur emprise pour retourner droit dans la gueule du loup. Je sais qu'elle le comprend. Lorsque la sonnerie retentit pour annoncer la première récréation, nous n'avons pas d'autre choix que de sortir des toilettes, sans quoi nous aurions attiré l'attention inutilement sur nous.
XxxxxxxxLa cour est déjà bondée de monde. Mon banc sous le préau est occupé, je jette les incrustés précipitamment et reprend posséssion des lieux, en compagnie de Katje, qui pleure toujours autant. Il faut que l'on aille en cours, elle ne peux pas y échapper, maintenant, tout le monde nous a vu. Moi, je m'en fiche comme de l'an 40, par contre, je ne veux pas qu'elle aie plus d'ennuie qu'elle n'en a déjà.
Katje : (entre deux sanglots) : Les jumeaux se font la tête ?
XxxxxxxxJe détourne la tete à la recherche de ce que regarde Katje. Tom est seul, assis sur un rebord de mur, regardant ses chaussures, pendant que Bill, à l'opposé de la cour, rigole avec des garçons de notre classe. Oui, ils se sont disputés. Je baisse la tête, honteuse.
Katje : Ne me dis pas que tu en es la cause, Nina ?
Nina : (tout en observant une tache sur mes doc martens) : J'en ai bien peur, malheureusement...
Katje : (rigolant entre ses larmes) : "Nina, la premiere fille qui n'ai jamais réussit a se mettre entre les jumeaux Kaulitz, pourtant inséparables ..." Très beau titre de journal ...
Nina : Je n'en suis pas fière, crois-moi. Et je n'y suis pour rien.
XxxxxxxxMon portable vibre dans ma poche. Je l'en sort, et regarde qui peut bien être l'expéditeur de ce texto. Tom. Je le cherche du regard, il m'observe. Je lis le message, interloquée. Bien la première qu'il ne me dirait pas les choses en face.
XxxxxxxxJe relève la tête vers lui. Une lueur de triomphe se lit dans ses yeux, puis il s'en va. Je verse une larme, puis deux, puis trois. Je ne vois qu'une seule solution, quitter ce lieu avant que je ne devienne une vraie fontaine. Je me lève, attrape mon sac, essuie d'un revers de main mes joues humides, et me précipite en dehors de cet horrible lieu.
XxxxxxxxMes pas me guident directement à la maison des jumeaux, devant laquelle je m'arrête quelques secondes, les yeux aussi mouillés que l'océan, avant de repartir, en courant. Une voix me rattrape cependant, je ne peux que m'arrêter devant celle-ci. Celle qu'en réalité, j'espèrai entendre en venant ici.
Simone : Nina, ma puce, que se passe-t-il ?
XxxxxxxxJe ne trouve rien de mieux que d'aller me lover dans ses bras et d'y pleurer. Mon Dieu que je suis faible en ce moment ... Elle m'entraine à l'intérieur, me pose sur le canapé, et va en cuisine nous préparer deux tasses de chocolat chaud. Celui qu'elle fait si bien. Celui qui pansait mes plaies lorsque je pleurais, enfant, le départ de mes parents, et qui, depuis, me redonne le sourire rien qu'à cette pensé. C'est un véritable chocolat chaud, avec de vraies tablettes de chocolat, celui que l'on met plus d'un quart d'heure à préparer. Parce que pendant que l'on est aux fourneaux en train de le préparer, on peut laisser la triste personne se calmer et réfléchir un peu seule.
XxxxxxxxCe que je fais. Réfléchir. Je ne peux rien lui dire, pas à elle. Voilà près d'un mois que l'on s'efforce de tout lui cacher, pourquoi tout briser, maintenant ? Jaime ses fils, oui, j'aime le coté tendre de Bill, ainsi que ce côté impatient de me faire l'amour, mais j'aime aussi le côté loveur de Tom, ainsi que son côté presque bestial qu'il a lorsque ses mains se posent sur moi. Mais on ne peut pas dire cela à la mère des enfants que l'on aime. Meme si vous considèrez cette personne comme votre propre mère.
XxxxxxxxL'odeur de chocolat arrive jusqu'à mes narines. Il ne tardera pas à arriver devant mon nez. Et viendra vite le moment de me mettre à table. Au sens propre, comme au figuré. Que dire ? Que faire ?
XxxxxxxxManu revient les bras chargé d'une grande caraffe remplie de chocolat, et de deux tasses, dans lesquelles elle verse, délicatement, la potion. Je bois, tranquillement. Un grand silence s'est installé. Je n'arrive pas à le briser. Je veux juste qu'elle me prenne dans ses bras. Ces bras dans lesquelles je n'ai plus eu l'occasion d'être depuis une semaine, depuis mon déménagement. Et il s'en est passé des choses en une semaine. Une éternité lorsqu'une fille et sa mère sont aussi proches que nous l'étions.
xxxxxxxx C'est elle qui brise le silence. Sa voix me berce, ne me brusque pas, meme si elle me fait avaler de travers.
Simone : Tu sais, Nina, je suis au courant de tout. Depuis le début. Alors raconte-moi tout. Parce que mes enfants, et tu en fais parti, ne vont pas bien. Et je ne veux pas que mon quatrième arrive dans une ambiance pareille. Vous allez me le frustrer avant même qu'il n'arrive, pauvre bouchon (dit-elle en se caressant le ventre).
XxxxxxxxJe ne lui mentirai pas plus longtemps. Je ne peux pas lui mentir. Surtout si elle sait. Je lui raconte tout, en détail. Pendant plus de deux heures. Elle m'écoute, ne dit rien, sauf lorsque quelque chose lui échappe, auquel cas, elle se permet de m'interrompre pour me demander de réexpliquer. Je me sens mal à l'aise de lui raconter tout ca. Je me sens presque sale. J'ai l'impression de lui faire du mal. Mais quelque part, ca me libère aussi. Après mon récit interminable, Manu ouvre enfin la bouche.
Simone : Je savais que vous ne joueriez plus au jeu du parfait trio fraternel très longtemps, j'espèrai juste que vous attendriez encore un peu... Mais soit. Je ne peux rien te conseiller vis à vie des jumeaux. Pour ca, il aurait mieux fallut en parler à Ulrich. Mais en ce qui te conserne, ma puce, le meilleur conseil que je puisse te donner est : suis ton c½ur, il te mènera sur la bonne voie. Meme si je sais que tu es incapable de te décider pour l'instant. C'est tout a fait normal. (Elle se met a rigoler) En meme temps, mes garçons sont irrésistibles que veux-tu ?
XxxxxxxxJe rigole avec elle. Elle me prend dans ses bras. Je m'y sens bien. Je m'y sens chez moi. Je respire à fond son parfum aux essences de jasmin. Il me transporte dans un monde de tranquilité.
Simone : Ne t'en fais surtout pas pour eux, ils se réconcilieront, ils se réconcilieront toujours. Et s'ils n'y parviennent pas tout seuls, c'est avec un bon coup de pied au c*l de ma part qu'ils le feront. Je te le promets. Maintenant, file. Les garçons ne vont pas tarder à rentrer, et je ne pense pas que tu veuilles les voir pour l'instant. Et tu dois aller travailler.
XxxxxxxxJe l'embrasse, la serre fort contre moi, et lui glisse un mot à l'oreille, que je n'avais jamais osé lui dire, qui lui vaut de rater un battement de c½ur, enchainé d'un coup de pied du futur bébé, qui n'a certainement pas apprécié de manquer d'air l'espace d'une seconde.
Nina : Merci, maman.
XxxxxxxxUne fois la porte de la maison refermée sur moi, mon c½ur s'oppresse, je ne veux pas retourner chez moi, pas tout de suite. Mais la vue de Bill au bout de la rue me force à aller dans le sens contraire à mes projets. Et puis, pour une fois, je serai à l'heure au TripTick. Ca ne me fera pas de mal. Je presse le pas, tourne à droite en passant le portail et fonce dans quelqu'un. Tom. Caché par le pilier de briques, je ne l'avais pas vu. Je l'évite, et prend la direction de chez moi, quand un bras me rattrape. Je regarde Tom droit dans les yeux. Il plonge droit dans les miens. Je connais ce regard rempli de défi, rempli d'amour et de désir par c½ur. Mais il y a aussi un peu de haine. Ce regard me fait mal. Je baisse les yeux, il me lâche. Je ne trouve d'autre moyen que de me sauver en courant. Avant que mes larmes ne se remettent a couler. Décidément, je ne sais faire que cela en ce moment ... Me sauver, et pleurer...
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Alors, pas trop déçus par ces deux derniers chapitres ??? Les prochains je pense vous plairont
beaucoup plus, en tout cas, aux petites perverses lol.
Dites moi ce que vous en pensez franchement, je ferai les améliorations dans votre sens.
Biyoux les gens.
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Voici le dixième chapitre. Oula, déjà ? Je ne sais pas si pour vous il aura une quelconque
importance mais il me sera utile pour les prochains chapitres qui je pense, vous plairont
beaucoup. Par contre, je tiens a préciser que ces deux derniers chapitres ont en réalité
été réécrit, c'est pouruoi je n'en suis pas forcément très fière. La première fois est
toujours la meilleure ...
Sur ce, bonne lecture les gens !!!
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+XxxxxxxxJe déteste ce maudit réveil. Le réveil du lundi matin qui t'obliges à aller en cours. Je me lève, titubante, et me dirige vers la salle de bain, occupée. Les garçons dorment habituellement à cette heure-ci... Je descend à la cuisine et me prépare mon petit déjeuner. Je suis en train d'engloutir un brôtchen quand j'apercois une fille portant une chemise d'homme descendre les escaliers, un immense sourire aux lèvres. Elle s'ésseoit en face de moi, et pique un apfelstrudell que j'avais pris soin de mettre de côté pour moi. Je le lui arrache des mains et en avale une bouchée.
Nina : (froide comme un iceberg) : Lorsque l'on est chez des gens que l'on ne connaît pas et qu'en plus on se permet de piquer leur petit déjeuner, la moindre des choses est de dire bonjour...
La fille : (éberluée) : Euh ... ba euh ...
Nina : Un bonjour suffira...
La fille : Euh, oui, bonjour. Je ... je m'appelle Lauren.
Sasha : (autoritaire, descendant à son tour les escaliers) : Nina, stop. Laisse-la tranquille.
Nina : Je ne faisais que lui apprendre la politesse. De plus je te signale que maintenant je suis en retard car elle m'a prise la salle de bain. Et que je ne petit déjeune d'habitude que sur le chemin du lycée ce qui fait que je vais vraiment être en retard ... Sur ce, bonne journée les amoureux ...
Sasha : (me rattrapant par le bras) : Tu deviens insolente depuis ton retour de Paris, Nina. Vas vite te préparer maintenant. Je te déposerai en voiture pour te faire gagner du temps...
XxxxxxxxJe monte me préparer en hâte. Je déteste lorsque mon frere ramène ses conquêtes à la maison. Il a bien assez avec l'argent des parents pour les emmener à l'hotel. Et il pourrait au moins les choisir polies. Enfin, ne soit pas injuste, Nina, cette fille n'est pas du tout la source de ton énervement. Avoue-le.
xxxxxxxxJe quitte ma tenue de nuit et me glisse sous la douche. Ce matin, je la prends glacée, il faut que je me remette les idées en place. Mes cheveux et mon corps lavés, je sors de la douche, entreprend de pré-sècher mes boucles, de me laver les dents, puis de me maquiller. Un peu plus de noir qu'à l'accoutumé. Il faut cacher ses horribles cernes, synonymes de ces deux dernières nuits d'insomnie.
XxxxxxxxMa chambre est dans un état de dérangement incroyable. Je peine à trouver un tee-shirt et un baggi propre. Quant à mes doc martens, c'est seulement après dix minutes d'intense recherche (Libellule, je ne comprends pas de quoi je parle lol) que je les trouve enfin. Mes bijoux, heureusement toujours posés à la même place, ne sont pas difficiles à localisés. Je fini de me préparer, fais mon sac, et descend au salon, où Sasha m'attend, déjà prêt, les clés de la voiture en main.
XxxxxxxxNous embarquons. Ma tête se pose automatiquement contre la vitre. Elle est lourde, tellement lourde. J'ai l'impression qu'elle s'apprête à exploser.
Sasha : Tu n'as aucune nouvelle, n'est-ce pas ?
XxxxxxxxJe ne réponds pas. On ne pose pas les questions lorsque l'on connaît déjà les réponses. Non, depuis son dernier appel vendredi soir, après notre retour, à 00.52, je n'ai plus eu aucunes nouvelles. Et cela m'inquiète, vu le contenu de notre conversation.
XxxxxxxxUne larme roule le long de ma joue. Je l'essuie d'un revers de main, la voiture est arrêtée devant le lycée. Sasha me serre dans ses bras, me lance un "bonne chance" apprécié, puis sors du coupé.
XxxxxxxxIls sont là, devant moi, ils détournent leur regard. Je cours en direction du bâtiment. La classe est vide. Je m'y installe et y découvre Katje, en pleurs, la tete dans ses bras. Je ne peux que m'asseoir à côté d'elle, et la prendre dans mes bras. Je ne peux pas la voir dans cet état. Elle se laisse faire. Elle pleure. La sonnerie va bientôt prévenir de l'entrée en cours, interdiction que tout le monde la voit dans cet état. Je l'attire vers les toilettes, la porte en face de notre salle, la bloque à l'aide de la cale utilisée par les agents de nettoyage pour ne pas etre dérangés pendant leur travail. Katje glisse le long d'un mur, pleurant de plus belle. Je m'accroupie devant elle, silencieuse. J'ai une belle idée de ce qu'il se passe, mais je préfère ne pas y penser.
XxxxxxxxJe la laisse se vider, ne disant mot. Les cours ont déjà commencé depuis un bon moment, maintenant. Elle relève la tete, me regarde dans les yeux, et ne lache qu'une phrase qui me fend le c½ur.
Katje : Aide-moi ...
XxxxxxxxC'est bien ce que je pensais. Je la prend dans mes bras, lui caressant les cheveux, et ne réponds pas. Je ne peux pas l'aider. Du moins, dans ce cas précis, je ne veux pas l'aider. J'ai tiré un trait sur les Scorpios depuis le retour des garçons. J'ai eu assez de mal à me dépettrer de leur emprise pour retourner droit dans la gueule du loup. Je sais qu'elle le comprend. Lorsque la sonnerie retentit pour annoncer la première récréation, nous n'avons pas d'autre choix que de sortir des toilettes, sans quoi nous aurions attiré l'attention inutilement sur nous.
XxxxxxxxLa cour est déjà bondée de monde. Mon banc sous le préau est occupé, je jette les incrustés précipitamment et reprend posséssion des lieux, en compagnie de Katje, qui pleure toujours autant. Il faut que l'on aille en cours, elle ne peux pas y échapper, maintenant, tout le monde nous a vu. Moi, je m'en fiche comme de l'an 40, par contre, je ne veux pas qu'elle aie plus d'ennuie qu'elle n'en a déjà.
Katje : (entre deux sanglots) : Les jumeaux se font la tête ?
XxxxxxxxJe détourne la tete à la recherche de ce que regarde Katje. Tom est seul, assis sur un rebord de mur, regardant ses chaussures, pendant que Bill, à l'opposé de la cour, rigole avec des garçons de notre classe. Oui, ils se sont disputés. Je baisse la tête, honteuse.
Katje : Ne me dis pas que tu en es la cause, Nina ?
Nina : (tout en observant une tache sur mes doc martens) : J'en ai bien peur, malheureusement...
Katje : (rigolant entre ses larmes) : "Nina, la premiere fille qui n'ai jamais réussit a se mettre entre les jumeaux Kaulitz, pourtant inséparables ..." Très beau titre de journal ...
Nina : Je n'en suis pas fière, crois-moi. Et je n'y suis pour rien.
XxxxxxxxMon portable vibre dans ma poche. Je l'en sort, et regarde qui peut bien être l'expéditeur de ce texto. Tom. Je le cherche du regard, il m'observe. Je lis le message, interloquée. Bien la première qu'il ne me dirait pas les choses en face.
Pourquoi l'avoir choisit ? Pourquoi m'avoir oublié ? Tom.
XxxxxxxxJe relève la tête vers lui. Une lueur de triomphe se lit dans ses yeux, puis il s'en va. Je verse une larme, puis deux, puis trois. Je ne vois qu'une seule solution, quitter ce lieu avant que je ne devienne une vraie fontaine. Je me lève, attrape mon sac, essuie d'un revers de main mes joues humides, et me précipite en dehors de cet horrible lieu.
XxxxxxxxMes pas me guident directement à la maison des jumeaux, devant laquelle je m'arrête quelques secondes, les yeux aussi mouillés que l'océan, avant de repartir, en courant. Une voix me rattrape cependant, je ne peux que m'arrêter devant celle-ci. Celle qu'en réalité, j'espèrai entendre en venant ici.
Simone : Nina, ma puce, que se passe-t-il ?
XxxxxxxxJe ne trouve rien de mieux que d'aller me lover dans ses bras et d'y pleurer. Mon Dieu que je suis faible en ce moment ... Elle m'entraine à l'intérieur, me pose sur le canapé, et va en cuisine nous préparer deux tasses de chocolat chaud. Celui qu'elle fait si bien. Celui qui pansait mes plaies lorsque je pleurais, enfant, le départ de mes parents, et qui, depuis, me redonne le sourire rien qu'à cette pensé. C'est un véritable chocolat chaud, avec de vraies tablettes de chocolat, celui que l'on met plus d'un quart d'heure à préparer. Parce que pendant que l'on est aux fourneaux en train de le préparer, on peut laisser la triste personne se calmer et réfléchir un peu seule.
XxxxxxxxCe que je fais. Réfléchir. Je ne peux rien lui dire, pas à elle. Voilà près d'un mois que l'on s'efforce de tout lui cacher, pourquoi tout briser, maintenant ? Jaime ses fils, oui, j'aime le coté tendre de Bill, ainsi que ce côté impatient de me faire l'amour, mais j'aime aussi le côté loveur de Tom, ainsi que son côté presque bestial qu'il a lorsque ses mains se posent sur moi. Mais on ne peut pas dire cela à la mère des enfants que l'on aime. Meme si vous considèrez cette personne comme votre propre mère.
XxxxxxxxL'odeur de chocolat arrive jusqu'à mes narines. Il ne tardera pas à arriver devant mon nez. Et viendra vite le moment de me mettre à table. Au sens propre, comme au figuré. Que dire ? Que faire ?
XxxxxxxxManu revient les bras chargé d'une grande caraffe remplie de chocolat, et de deux tasses, dans lesquelles elle verse, délicatement, la potion. Je bois, tranquillement. Un grand silence s'est installé. Je n'arrive pas à le briser. Je veux juste qu'elle me prenne dans ses bras. Ces bras dans lesquelles je n'ai plus eu l'occasion d'être depuis une semaine, depuis mon déménagement. Et il s'en est passé des choses en une semaine. Une éternité lorsqu'une fille et sa mère sont aussi proches que nous l'étions.
xxxxxxxx C'est elle qui brise le silence. Sa voix me berce, ne me brusque pas, meme si elle me fait avaler de travers.
Simone : Tu sais, Nina, je suis au courant de tout. Depuis le début. Alors raconte-moi tout. Parce que mes enfants, et tu en fais parti, ne vont pas bien. Et je ne veux pas que mon quatrième arrive dans une ambiance pareille. Vous allez me le frustrer avant même qu'il n'arrive, pauvre bouchon (dit-elle en se caressant le ventre).
XxxxxxxxJe ne lui mentirai pas plus longtemps. Je ne peux pas lui mentir. Surtout si elle sait. Je lui raconte tout, en détail. Pendant plus de deux heures. Elle m'écoute, ne dit rien, sauf lorsque quelque chose lui échappe, auquel cas, elle se permet de m'interrompre pour me demander de réexpliquer. Je me sens mal à l'aise de lui raconter tout ca. Je me sens presque sale. J'ai l'impression de lui faire du mal. Mais quelque part, ca me libère aussi. Après mon récit interminable, Manu ouvre enfin la bouche.
Simone : Je savais que vous ne joueriez plus au jeu du parfait trio fraternel très longtemps, j'espèrai juste que vous attendriez encore un peu... Mais soit. Je ne peux rien te conseiller vis à vie des jumeaux. Pour ca, il aurait mieux fallut en parler à Ulrich. Mais en ce qui te conserne, ma puce, le meilleur conseil que je puisse te donner est : suis ton c½ur, il te mènera sur la bonne voie. Meme si je sais que tu es incapable de te décider pour l'instant. C'est tout a fait normal. (Elle se met a rigoler) En meme temps, mes garçons sont irrésistibles que veux-tu ?
XxxxxxxxJe rigole avec elle. Elle me prend dans ses bras. Je m'y sens bien. Je m'y sens chez moi. Je respire à fond son parfum aux essences de jasmin. Il me transporte dans un monde de tranquilité.
Simone : Ne t'en fais surtout pas pour eux, ils se réconcilieront, ils se réconcilieront toujours. Et s'ils n'y parviennent pas tout seuls, c'est avec un bon coup de pied au c*l de ma part qu'ils le feront. Je te le promets. Maintenant, file. Les garçons ne vont pas tarder à rentrer, et je ne pense pas que tu veuilles les voir pour l'instant. Et tu dois aller travailler.
XxxxxxxxJe l'embrasse, la serre fort contre moi, et lui glisse un mot à l'oreille, que je n'avais jamais osé lui dire, qui lui vaut de rater un battement de c½ur, enchainé d'un coup de pied du futur bébé, qui n'a certainement pas apprécié de manquer d'air l'espace d'une seconde.
Nina : Merci, maman.
XxxxxxxxUne fois la porte de la maison refermée sur moi, mon c½ur s'oppresse, je ne veux pas retourner chez moi, pas tout de suite. Mais la vue de Bill au bout de la rue me force à aller dans le sens contraire à mes projets. Et puis, pour une fois, je serai à l'heure au TripTick. Ca ne me fera pas de mal. Je presse le pas, tourne à droite en passant le portail et fonce dans quelqu'un. Tom. Caché par le pilier de briques, je ne l'avais pas vu. Je l'évite, et prend la direction de chez moi, quand un bras me rattrape. Je regarde Tom droit dans les yeux. Il plonge droit dans les miens. Je connais ce regard rempli de défi, rempli d'amour et de désir par c½ur. Mais il y a aussi un peu de haine. Ce regard me fait mal. Je baisse les yeux, il me lâche. Je ne trouve d'autre moyen que de me sauver en courant. Avant que mes larmes ne se remettent a couler. Décidément, je ne sais faire que cela en ce moment ... Me sauver, et pleurer...
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Alors, pas trop déçus par ces deux derniers chapitres ??? Les prochains je pense vous plairont
beaucoup plus, en tout cas, aux petites perverses lol.
Dites moi ce que vous en pensez franchement, je ferai les améliorations dans votre sens.
Biyoux les gens.
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